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Ô GENRE HUMAIN


Je nage en courant, l’eau n’est pas l’élément.

Enfant des étoiles, je suis fille de l’air et du vent, je pointe à terre, et le talon Achille défile le fil.

Jeu des racines nous transporte sur des ondes polyphoniques : écoutez, écoutez !

Il n’est question que de nous : le genre humain.

Jamais ne nous quitte, décampe, les deux aiguilles filantes !

Je tisse un réseau de connexions en connectés,

J’aborde l’étrangeté qui fait de nous des magnifiques !

Auréolé, or et olé ! J’orbite… De crépuscule en crépusculaire, funambule du 3e millénaire.

Ne me suivez pas ! Soyez vous-même, apprenez-moi de vous.

Ne m’apprivoisez pas, je suis déjà fidèle, j’aime tout en vous et non pas de vous.

L’apparat rend les êtres uniformes et crétins.

Ce qui vibre vient du dedans. Tout autour, c’est du vide.

On ne se révèle qu’à soi-même et nous en sommes les 1ers étonnés.

Soyons riches de ce que nous sommes, partageons-le.

Votre différence m’enchante bien au-delà de toutes appartenances

Et j’ouvre ma porte à qui vient frapper. Ayons de la curiosité !

La curiosité est à la base de toutes naissances,

Qu’un gisement de curiosité vienne s’épancher sur la Terre,

Cultivons cette : bonté divine !

On dit : on dit que guérir d’une histoire prend la moitié du temps qu’elle a duré

Est-ce donc une maladie, aimer ?

En Afrique, un vieux quand il meurt c’est une bibliothèque qui brûle.

Ici, nos vieux, ils alzheimerisent. La mémoire disparaît. La transmission nous échappe.

Comment fabriquer du futur sans mémoire. Quel présent à vivre ? Pas d’passé, pas d’avenir !

Ô raconte-moi, toi qui es et je t’en conterai tout autant !

J’ai l’ADN en éveil, le disque dur bien branché,

Je branche sur ma branche amoureusement, ailée.

La musique pour support, la musique est salvatrice.


Ô raconte-moi, toi qui es, toi qui vas.

Enfant, dans mes rêves je planais au-dessus de la Terre

Et nageais dans l’indigo magique, traversant les nuits idylliques.

Aujourd’hui, je ne vole plus dans mes rêves, je suis libre. Enfin presque !

Il demeure quelques enfermaman-s, lucidité oblige..!

Mais de mes verrouillages savamment contrôlés,

Je peux dire que je me suis libérée.

Quand tu t’enfermes, tu nous enfermes, tu nous quittes.

Libère ton ADN, ton disque dur,

l’on y voit et l’on entend toute la beauté du monde,

Tu seras toi-même, dans toi y’a aime,

Aime, je t’aime.